Antibiotiques. Leur découverte a marqué l'histoire.

Le début d’utilisation thérapeutique de la pénicilline (le tout premier antibiotique) est assez récent, coïncidant avec les traitements administrés aux soldats américains blessés lors du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944.

Avant cette date, le système immunitaire avait été mis en évidence, mais on était encore loin de comprendre tous les rouages de l'immunité individuelle.

La commercialisation de la pénicilline en pharmacie et la généralisation de sa prescription par les médecins se feront 2 ans plus tard, en 1946. Ce fut une révolution car on était devenus capables de soigner avec succès les maladies infectieuses les plus graves : gangrène, syphilis, méningite, tuberculose, peste, choléra, typhus …

Avant l'utilisation des antibiotiques, et la connaissance du système immunitaire, beaucoup d'infections bactériennes étaient tout simplement: mortelles.

En effet, dans le sillage de la pénicilline, depuis, un grand nombre de molécules au pouvoir antibactérien ont été découvertes, ce qui a permis de sauver la vie de centaines de millions de personnes.

Découverte de la pénicilline: étape 1.

La pénicilline fut découverte entre les deux guerres, accidentellement, par un microbiologiste anglais du St Mary’s Hospital de Londres, Alexander Fleming.

De retour de vacances, le 4 septembre 1928, il constate qu’une culture de staphylocoques avait été envahie par une moisissure, le Penicillium, qui avait tué tous les microbes en son absence. Mais sa découverte sombrera provisoirement dans l’oubli, Fleming étant incapable d’extraire du champignon Penicillium la molécule capable de combattre les germes pathogènes.

Découverte de la pénicilline: étape 2.

Douze ans plus tard, en 1940, à l’université d’Oxford, un microbiologiste canadien (Howard Florey) et un chimiste allemand (Ernst Chain) après avoir exhumé les travaux de Fleming, réussirent à purifier la substance antibactérienne contenue dans le champignon Penicillium. Ils réalisèrent leur premier test in vivo 12 février 1941 dans une clinique d’Oxford où un homme de 40 ans était sur le point de mourir d’une septicémie suite à l’invasion de son organisme par le staphylocoque doré. Il s’était coupé en se rasant, coupure s’infectant jusqu’à gagner l’ensemble de son visage, puis ses poumons et enfin l’ensemble de son organisme.

Son système immunitaire avait été complètement submergé, par cet afflux d'agents infectieux, directement dans le sang, via cette plaie ouverte.

Le malade survivra plusieurs jours à sa septicémie, mais il finira par mourir car Florey et Chain n’avaient pu concentrer que 200 mg de substance active seulement, ce qui fut insuffisant. Les deux chercheurs publièrent le compte-rendu de leur expérience le 16 août 1941 dans la revue médicale The Lancet : cet article fit le tour du monde et des centaines de chercheurs se mirent activement au travail.

Trois ans plus tard, les soldats alliés atteints de gangrène suite à l’infection de leurs blessures purent être guéris par la pénicilline.

Si ce n'est pas la pénicilline qui a permis aux Alliés de gagner la guerre de 39-45, elle a vraiment permis de gagner sur une large quantité d'infections bactériennes.

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