Hommage à Katalin KARIKO

Il est vraisemblable (et souhaitable) que le prochain prix Nobel de médecine soit attribué à la biochimiste hongroise Katalin Kariko dont les travaux ont permis de conceptualiser le procédé de vaccination qui semble aujourd’hui le plus efficace, celui à ARN messager développé par Pfizer-BioNtech et Moderna.

Elle a consacré depuis 40 ans toute son activité scientifique à révéler les potentialités thérapeutiques de l’ARN jusqu’alors méprisé, en rapport à l’ADN.

C’est elle qui a initié l’idée d’introduire l’ARN du virus codant la protéine Spike dans une capsule lipidique facilitant son transport et sa pénétration dans les cellules dont les membranes sont de même nature.

Ses recherches (associées à son équipe) aident purement et simplement, à sauver une partie de l'humanité.

Sa persévérance doit être louée, sa conviction que l’ARN devait être privilégié dès son entrée en 1978, à l’âge de 23 ans, au Centre de recherche biologique de l’Académie hongroise des sciences.

Faute de moyens financiers pour mener à bien ses travaux, elle quitta la Hongrie en 1985 pour rejoindre l’Université américaine de Pennsylvanie.

A cette époque l’ARN était dans l’ombre de l’ADN, de la thérapie génique qui lui est liée avec le séquençage du génome humain et le décryptage des chromosomes.

Pour Katalin Kariko, sans aucun doute c’est l’ARN qui devait servir à élaborer des vaccins d’une nouvelle génération. La suite lui a donné raison.

Grâce soit rendue à Katalin Kariko, cette pionnière des technologies utilisant l’ARN.

Elle est aujourd’hui vice-présidente de la startup allemande Bio’NTech, jeune société privilégiant l’immunothérapie fondée en 2008 par deux médecins d’origine turque.

C’est en travaillant au développement d’anticorps pouvant lutter contre le cancer et les maladies orphelines que Bio’NTech a mis au point le procédé de vaccin à ARN messager aujourd’hui développé industriellement avec les gros moyens de Pfizer.

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