L'importance du terrain immunitaire d'après Claude BERNARD

Le microbe n'est rien. C'est le terrain qui est tout.

Quand Claude Bernard prononce cette phrase en 1845 lors de la remise du prix de physiologie de l’Académie des sciences, il évoque bien avant tout le monde l’inégalité des organismes humains face aux infections bactériennes et virales.

Les mécanismes de l’immunité n’étant pas connus à cette époque, Claude Bernard avait pressenti que la meilleure façon de se défendre contre les bactéries et les virus était de renforcer ce qu’il nomma le « terrain », notion qui qualifie l’ensemble des particularités physiologiques innées ou acquises d’une personne.

Le "terrain" dont parle Claude Bernard, n'est rien d'autre que notre système immunitaire.

L’intuition de Claude Bernard est plus que jamais d’actualité.

Aujourd’hui, avec la pandémie de coronavirus (SARS-CoV-2) qui menace en priorité les personnes immunodéprimées en rapport à leur âge (les défenses immunitaires s’infléchissent peu à peu en vieillissant) ou aux comorbidités dont elles souffrent.  

Dans tous les cas, l’importance de stimuler nos capacités immunitaires est VITALE.

Claude Bernard, le professeur chercheur, dont le nom est porté par le plus grand nombre de lycées et d'universités.

Claude Bernard est né en 1813 à Saint-Julien en Beaujolais, village proche de Villefranche-sur-Saône (dont le lycée porte le nom, en son hommage) où son père était vigneron. Préparateur en pharmacie à Lyon, il rejoint Paris où il entreprend des études de médecine couronnées en 1843 par la soutenance de sa thèse sur le glucose.

Il se fit rapidement connaître, en sa qualité de physiologiste, pour ses travaux sur les caractéristiques du « milieu intérieur », notion qui allait devenir par la suite un concept fondamental de la biologie moderne.

Couvert d’honneurs, professeur à la Sorbonne et au Collège de France, il inspira les travaux du physiologiste américain Walter Cannon sur la théorie de l’homéostasie concernant le maintien à des valeurs constantes des composants de notre organisme.

Il avait tout compris, et la science a démontré qu'il avait vu juste.

En quête d’équilibre, notre « milieu intérieur » est fragilisé en permanence, toute notre vie, par les agressions qui affectent sa capacité à se maintenir en bonne santé, à plus forte raison quand les agents pathogènes sont virulents (mot tiré du latin virus signifiant … poison !), ce qui implique la stimulation des défenses immunitaires.

                                         

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